Et vous emportez quoi dans votre sac à dos, les pèlerins ? (2)

Deuxième billet sur le contenu du sac à dos du pèlerin :

14 – Veste de pluie :
Élément important du sac, la veste de pluie légère, que l’on peut nommer Softshell, préserve des intempéries mais leur capacité à résister à la pénétration de l’eau pendant les grosses précipitations a des limites.
Les vestes imper-respirantes avec une fibre de type Gore-Tex sont plus efficaces dans les intempéries de longue durée, mais plus lourdes et également plus chères.
Les tests sur les sites de randonnée et de trail sont de bonnes informations pour choisir entre une veste légère ou une imper-respirante et votre magasin de sport habituel saura également vous conseiller.
Les amateurs de poncho ou de cape de pluie n’auront pas, bien entendu, à effectuer cet achat.

contenu sac à dos 2

contenu sac à dos

15 – Sous-vêtements :
Pour des raisons de temps de séchage à l’étape il conviendra de choisir des sous vêtements en fibre acrylique.
Tous les matins, mes caleçons en coton débutaient l’étape accrochés à mon sac par des épingles à nourrice car il n’avaient pas séché pendant la nuit et on ne peut pas dire que ce soit très élégant même si c’est assez courant sur le chemin !.

16 – Pantalon de randonnée :
Les pantalons de randonnée sont à classer selon le matériau qui a servi à les fabriquer comme les polyamides, les déperlants, les softshell multi couches, les Polartecs etc. Chaque matière a ses propres caractéristiques et bien entendu sa propre utilisation.
Un article complet sur cet accessoire pourrait être écrit vu le nombre de typologie, d’utilisation et de matières relatives à ces vêtements, c’est ainsi que l’on peut trouver également des tissus anti insectes, anti UV ou encore en toile stretch respirante !.
Le tour des tests sur internet ou les conseils de votre vendeur en magasin sont les meilleures façons de choisir un pantalon de randonnée. Dans tous les cas il faudra proscrire le coton, trop long à sécher en cas de pluie ou de lavage,
Pour ma part, l’été et les demi-saisons, je prends un déperlant pour les jours de pluie ou en cas de temps couvert puis un convertible (voir ci dessous) pour les autres jours.

16 bis – Bermuda :
L’avantage du bermuda est son poids plus réduit qu’un pantalon. Les amateurs l’utilisent même les jours de pluie en chaussant des guêtres afin de protéger leurs pieds.
Mais je pense qu’un bermuda plus un pantalon déperlant frisent l’équipement idéal avec un poids réduit.

17 – Pantalon convertible ou shortable :
Le pantalon convertible est un vêtement comportant une fermeture éclair au dessus du genou permettant de transformer celui-ci en bermuda lors des journées ensoleillées.
Sur les convertibles bas de gamme, la fermeture mal protégée peut vous provoquer une blessure de la cuisse après quelques kilomètres (expérience personnelle !) alors essayez le vêtement avant l’achat.

18 – Pantalon de pluie :
On trouve sur le marché des sur pantalons imper-respirant assez légers (une centaine de gramme) mais le débat sur l’utilisation des pantalons de pluie est important chez les randonneurs et les pèlerins. Pour ma part, j’utilise un pantalon déperlant de bonne qualité qui m’a donné satisfaction même si en cas de gros jours de pluie ça se termine dans le genre serpillère ou presque.
Néanmoins, on trouve sur le marché des sur pantalons imperméables respirant et coupe vent munis de zip qui permettent de les enfiler rapidement en cas de pluie, mais leur prix est assez élevé.

18 bis – Guêtres :
Les guêtres sont indispensables en cas de pluie importante que l’on porte un pantalon ou un bermuda. Cet accessoire, en tissu imperméable, est pourvu d’éléments permettant de le fixer à la chaussure comme des lacets, des velcro ou des crochets.
Plusieurs longueurs de guêtres sont disponibles sur le marché et l’épaisseur du tissu ainsi que sa respirabilité est gage de qualité.

19 – Chapeau :
Le choix d’un couvre chef pour un pèlerinage de deux mois est un acte important. En effet, certains sont amateurs de casquettes et d’autres de chapeaux mais ces deux accessoires n’ont pas tout à fait les mêmes destinations.
Les chapeaux totalement imperméables sont en cuir comme ceux bien connus provenant d’Australie. Les autres peuvent être déperlants, c’est à dire ne résistant pas à une grosse pluie pendant plus d’une ou deux heures, ou en coton et dans ce cas ne servent qu’à se protéger du soleil.
En cas de pluie on est protégé par son poncho ou son parapluie, alors l’utilisation d’un chapeau totalement imperméable est il indispensable ?.

19 bis – Casquette :
Les casquettes sont en général en coton ou en tissu synthétique et un choix considérable est disponible sur le marché.
Le choix d’une casquette de randonnée avec un protège-nuque et un traitement anti UV est ce que l’on peut considérer comme le meilleur choix.

Certains jacquets sont aussi amateurs de bob, ce qui correspond plus à une habitude vestimentaire ( !!!) qu’à un choix technique.

20 – Serviette microfibre, spécial rando. :
Ce type de serviette microfibre est devenu indispensable au randonneur surtout pour leur poids car je trouve que ça n’essuie pas terriblement à comparer à une serviette éponge !. J’ai aussi essayé une serviette ancienne en nid d’abeille, légère et qui à un fort pouvoir d’absorption pour quelques grammes supplémentaires. Je possède également une petite serviette microfibre de format 30 x 30 cm que je porte à la ceinture et qui me permet de m’essuyer la tête en cas de grosse chaleur;
Une mode actuelle chez les randonneurs est de remplacer la serviette par des serpillères en microfibres que l’on trouve en hyper. Elles mesurent 30×30 cm pour un poids de 19 g. et un prix inférieur à 2,00 €. Donc avec deux serviettes – serpillères on arrive à 38 g . au lieu des 100g. d’une « vrai » microfibre.

21 – Fil à linge :
Un fil à linge de 3,00 m. trouvé en supérette est suffisant pour pendre sa lessive les soirs ou il n’y a pas d’autre système d’étendage. Le mien pèse 22 g. ; il est toujours dans sa présentation d’origine car il est vrai que la majorité des logeurs offrent un accessoire de type « Tancarville » dans les gites.
Avec une petite bâche il peut aider à créer un « tarp » pour se loger en cas de pénurie de gites !, mais ceci est une autre histoire.. car je n’emporte pas de bâche dans mon sac !!!.

22 – Épingles à nourrices :’
Dans le cas ou le linge n’est pas sec le matin, cet accessoire permet d’accrocher ses vêtements sur son sac à dos afin de terminer le séchage. Cela sert aussi à de nombreuses autres utilisations comme quand le bouton de pantalon qui se découd ou la fermeture éclair qui casse !.
J’en ai pris une dizaine attachées ensemble, indispensable pour un poids de 6g.

23 – Pinces à linge :
J’avais pris quatre pinces en alu pour un poids de 28 g. Je ne sais pas si elles étaient plus légères que celles en bois mais leur capacité de pincement était supérieure.
Je n’en prendrai plus dorénavant car les épingles à nourrices peuvent avoir la même utilisation sur un fil.

24 – Trousse de toilette :
La composition de la trousse de toilette sera détaillée ci-après, mais parlons du contenant qui a son importance dans un sac à dos.
Personnellement, j’ai trouvé trois trousses très légères dans un magasin du type « solderie ». Je les utilise pour trois fonctions différentes, la trousse de toilette, celle d’urgence ou de petite pharmacie et celle des médicaments personnels (nombreux à nos âges ma pôve dame). Elles ont des couleurs différentes afin de les distinguer et des emplacements différents à l’intérieur du sac ce qui permet de ne pas les confondre avant ouverture et ne pas perdre de temps.

25 – Dentifrice :
Le poids du tube est difficilement remplaçable, sauf si vous ne faites qu’une partie du chemin et là vous pourrez en prendre un entamé. Certains prennent des échantillons que l’on trouve chez les pharmaciens ou dentistes que l’on connaît bien et d’autres utilisent un dentifrice en poudre afin de diminuer le poids.
Si vous pérégrinez en couple, un seul tube suffit pour deux personnes ! et d’après mon dentiste, un brossage de trois minutes suffit sans dentifrice !.

26 – Brosse à dents :
Certains randonneurs frisent l’intégrisme du « randonner léger » en coupant le manche de leur brosse afin de gagner du poids, mais je ne vois pas bien ce que l’on gagne car la mienne (entière !) pèse10 g.. On trouve des brosses à dents de voyage pliables avec un mini tube de dentifrice dont la durée de vie ne doit pas dépasser quelques jours.

27 – Rasoir et lames de rechange :
Les nouveaux rasoirs avec un nombre de lames de plus en plus nombreux pèsent un poids important. C’est ainsi que le mien plus deux cartouches de lames de rechange font un poids total de 91 g.
Les rasoirs jetables de type « Bic » sont plus légers et si comme moi, en randonnée vous ne vous rasez pas tous les jours, deux ou trois feront l’affaire et vous pouvez en trouver sur le chemin.

28 – Mousse ou savon à barbe :
Une bombe de mousse à raser pèse au minimum 90 g. alors j’ai supprimé ce produit de mon sac à dos. Je me rase avec mon savon d’Alep et même si c’est moins confortable qu’une mousse de marque, le rasage s’effectue facilement.
Mon seul luxe est l’utilisation d’un blaireau pliable de voyage avec des poils naturels que j’ai depuis quelques décennies et qui améliore le rasage pour un poids de 55 g. (toujours 35 g. de gagné par rapport à la bombe !)

29 – Déodorant :
La randonnée nous fait transpirer abondamment, et pour éviter que vos fins de journées ne finissent dans une odeur peu supportable pour vos collègues du gite, il convient d’utiliser un déodorant efficace.
La pierre d’Alun peut remplacer les produits du commerce mais le gain de poids sera négligeable, car même s’il existe des pierres de dimension réduite il conviendra d’en prendre une suffisamment grande pour une bonne prise en main. Pour info, une pierre de 5,5x4x2 cm pèse 83 g. et mon déo. Stick Mennen pèse 89 g. mais la pierre d’Alun peut servir d’après rasage.

30 – Savon :
Le savon de Marseille ou celui d’Alep convient parfaitement pour le lavage des sous-vêtements et celui du randonneur ainsi que ses cheveux.
Personnellement, un savon d’Alep coupé en deux à la scie chez un copain menuisier permet de faire deux mois de pèlerinage sans problème. Cette coupe permet de le stocker dans une boite en plastique du commerce qui me rappelle celle que ma mère me donnait quand je partais en colonie de vacances !.
On peut faire de même avec un savon de Marseille à condition de trouver un vrai comme celui de la marque « Maruis Fabre » ou ceux de la « Compagnie des détergents et du savon de Marseille » car les imitations venues de Chine ou d’ailleurs remplissent les rayons et leur composition n’est pas terrible.

31 – Boules Quiès :
Indispensable dans les dortoirs avec des compagnons ronfleurs, je les ai achetées en mousse et il paraît que celles en cire sont plus efficaces !.
Pour éviter les 21 g. de la boite, vous pouvez en prendre 4 ou 6 que vous stockerez au fond de votre trousse de toilette.

32 – Mouchoirs :
Les mouchoirs en papier ont de nombreuses utilisations que je ne vous détaillerai pas.
Quatre pochettes sont mon stock de départ, et l’on peut se ravitailler en route.
Personnellement je prends en plus un mouchoir en fil que j’ai toujours en poche et qui me permet de ne pas polluer le chemin comme beaucoup de randonneurs.

 

Voilà pour la deuxième partie de mon sac à dos, rendez vous vendredi prochain pour la troisième et dernière partie de celui-ci.

Bonne préparation pour le chemin si vous avez ce projet et à bientôt pour les autres…

Ultreïa !!!

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